Chronique : quand l’actu rejoint la littérature (8 épisodes)

Dans cette rubrique, je joue à faire des parallèles entre  des faits sociaux actuels et la littérature.

ℚ𝕦𝕒𝕟𝕕 𝕝𝕒𝕔𝕥𝕦 𝕣𝕖𝕛𝕠𝕚𝕟𝕥 𝕝𝕒 𝕝𝕚𝕥𝕥𝕖́𝕣𝕒𝕥𝕦𝕣𝕖 ! Episode 8 – KAFKA

Dès 1915, Kafka avec sa nouvelle « La métamorphose » nous alarme sur le Burn-Out !

L’INSEE annonce que 36 % des personnes déclarent avoir déjà fait un burn-out. Les Échos, quant à eux, disent que 1 cadre sur 2 présente des signes d’épuisement au travail.

On dit que le mal de dos est la maladie du XXème siècle, le burn-out sera-t-elle celle du XXIème ?

Pourtant dès 1915, Kafka, dans  « 𝕃𝕒 𝕞𝕖́𝕥𝕒𝕞𝕠𝕣𝕡𝕙𝕠𝕤𝕖 », triste histoire allégorique, décrivait déjà ce phénomène.

Alors que des centaines d’interprétations différentes en ont suivi la lecture, chez moi, cette histoire courte fait écho au phénomène, malheureusement, très actuel que l’on nomme Burn Out.

Combien de gens se réveillent un matin enfermés dans une camisole sociale et entrainés dans une descente aux enfers ?

Début du XXème siècle, Grégoire Samsa, commercial de son état, a, sur les épaules, toute la vie de la famille (son père vieux et fatigué, sa mère soumise et sa sœur, petite chose fragile). Il s’est fait embaucher au « magasin » pour rembourser la dette contractée par son père auprès du « gérant ». Un matin, il se réveille métamorphosé en insecte !

Au-delà du fait qu’il nous montre comment toute une famille peut se trouver transformée,  Kafka dépeint la dégénérescence de l’homme face au poids des responsabilités.

👉  Le père retrouve force et vitalité. Son autorité naturelle refait surface et on comprend que sa vieillesse n’était qu’un prétexte pour vivre aux crochets de son fils.

👉  Sa sœur se révèle enfin et joue un vrai rôle au sein du petit clan. Timide et réservée au début, elle se montrera finalement la plus cruelle.

👉 Sa mère, proche de son fils, en vient à être physiquement malade à la simple vue de son fils. Mais, ce n’est pas tant de la peine que de la honte qu’elle ressent.

Étrangement, on retrouve dans les causes probables de cette transformation, des notions finalement très actuelles.

Obsession du gain financier : Grégoire travaille d’arrache-pied pour nourrir sa famille. Ses parents sont obsédés par l’argent. On apprend pourtant vers la fin que finalement ils sont plus riches que Grégoire ne le pensait, et l’histoire montre bien que le père était tout à fait capable de subvenir aux besoins de ses enfants.

Peur de perdre son emploi : Grégoire est paniqué à l’idée que son « gérant » pense qu’il fait preuve de légèreté et fainéantise. Avant sa métamorphose, sa vie était rythmée par les horaires du premier train du matin. La seule chose qui occupait son esprit était de faire bonne figure auprès de sa hiérarchie.

Dépendance totale du regard des autres : Grégoire aurait pu supporter son nouvel état s’il avait été accepté tel que par ses parents et sa sœur. Au lieu de cela, c’est leur comportement qui le pousse à se laisser mourir. Sa famille aussi est plus préoccupée par la peur que les gens ne découvrent l’état de Grégoire que par son état lui-même.

Politiquement correct : la famille a honte de Grégoire, le cache, et en fait même abstraction dans son quotidien. La bonne remercie d’être licenciée et les locataires partent dès qu’ils ont connaissance de la présence de cet affreux insecte. Société, où rien ne doit dépasser du convenu.

Je veux lire :

ℚ𝕦𝕒𝕟𝕕 𝕝𝕒𝕔𝕥𝕦 𝕣𝕖𝕛𝕠𝕚𝕟𝕥 𝕝𝕒 #𝕝𝕚𝕥𝕥𝕖𝕣𝕒𝕥𝕦𝕣𝕖 ! Episode 7 – POSTORINO

Travaillons et soyons fiers de notre UNICITÉ  !

Hier, j’écoutais le podcast de Thomas Burbidge qui parlait de cultiver son unicité. Mettre en valeur, aux yeux de nos prospects et clients, ce qui nous différencie des autres.

Cette pensée me renvoie à certaines lectures et à leur singularité.

👉 Elles montrent que l’être humain a de multiples facettes et que sa personnalité s’est forgée suite à des événements, des situations, des décisions prises ou pas, justement.

Je pense, par exemple, à la trilogie du Siècle  de Ken Follet, à « la goûteuse d’Hitler»  de Rosella Postorino, ou encore à la série télévisée Un village français .

Pourquoi ces histoires nous touchent différemment ?

🙋‍♂️ Car elles mettent en valeur justement l’impossibilité de généraliser l’être humain. L’incompatibilité totale avec ces grilles, ces cases dans lesquelles on nous demande sans cesse de se placer.

👀 Ainsi, Rosa, goûteuse d’Hitler contre son gré et pourtant la maîtresse du nazi qui la surveille.

👀 Le docteur Larcher, humaniste dans l’âme qui soignera tant les Français que les Allemands, les soldats que les prisonniers, les militaires que les civils. En quoi le fait que sa femme ait une relation avec le soldat nazi qui a fait fusiller son propre frère influence son attitude ?

👀 De même, tous les personnages de la trilogie « le Siècle », que l’on voit jongler entre vie intime, vie publique et temps de guerre.

Chacun se forge selon ses expériences.

Une personne n’est rien d’autre, mais rien de moins non plus qu’une somme de moments. Certains choisis d’autres imposés. Et c’est précisément cette faculté à assumer ces situations qui fait que l’un est faible, l’autre fort. Dans ces ouvrages, on assiste à leur quotidien, on rentre dans leur intimité lorsqu’ils prennent leurs décisions, parfois à l’encontre de l’être aimé ou de leur patrie, mais, à chaque instant, on les voit coordonner au mieux ces sentiments contradictoires, même souvent opposés au détriment d’une de leurs valeurs.

Alors, oui, je revendique, comme Thomas dans son podcast, que ce qui nous démarquera de la concurrence n’est pas notre prix de vente, mais bien notre personnalité et le chemin de vie qui nous y aura amené.

Par définition, le prix est une chose relative.

On paie quoi ? On facture quoi ?

Un service ? Oui, mais pas que ! Un résultat ? Bien sûr, mais pas que !

Trouver en nos prospects celui qui partagera nos valeurs et se reconnaîtra en nous, voilà une clé marketing qui me parle.

👉 Et vous, quel est votre secret pour approcher un prospect ?

Je veux lire :

ℚ𝕦𝕒𝕟𝕕 𝕝𝕒𝕔𝕥𝕦 𝕣𝕖𝕛𝕠𝕚𝕟𝕥 𝕝𝕒 #𝕝𝕚𝕥𝕥𝕖𝕣𝕒𝕥𝕦𝕣𝕖 ! Episode 6 – BALZAC

𝔸-𝕥-𝕠𝕟 𝕝𝕖 𝕕𝕣𝕠𝕚𝕥 𝕕𝕖 𝕟𝕖 𝕡𝕒𝕤 𝕒𝕚𝕞𝕖𝕣 𝔹𝕒𝕝𝕫𝕒𝕔  ?

En cette période de rentrée des classes, j’ai pris la bonne résolution de revenir sur un blocage que je fais avec Balzac.

Moi, qui aime la littérature, autant contemporaine que classique, je garde un mauvais souvenir d’un certain cours de 3ème où l’on étudiait Honoré de Balzac . Son style me paraissait languissant, son atmosphère sombre et ses personnages ne me donnaient pas envie d’en lire davantage. Eugénie Grandet  a failli me dégoûter de la lecture !

Récemment prise de remords, je me suis dit : « Il serait peut-être temps de te faire une nouvelle opinion… ». Et j’ai repris la lecture de ce pilier de la littérature française.

Eh bien, non décidément non, Balzac, je ne m’y fais pas !

👉  A-t-on le droit de clamer haut et fort que l’on n’aime pas un géant de la littérature ou est-ce tabou ?

J’aimerais savoir :

👀 Avez-vous, vous aussi, de grands auteurs que vous n’aimez pas ?

👀 Osez-vous le dire ?

Je veux lire :

ℚ𝕦𝕒𝕟𝕕 𝕝𝕒𝕔𝕥𝕦 𝕣𝕖𝕛𝕠𝕚𝕟𝕥 𝕝𝕒 #𝕝𝕚𝕥𝕥𝕖́𝕣𝕒𝕥𝕦𝕣𝕖 ! Episode 5 – SAND

ℂ𝕙𝕒𝕦𝕧𝕚𝕟𝕚𝕤𝕞𝕖 𝕠𝕦 𝕔𝕠𝕞𝕞𝕖𝕟𝕥 𝕝𝕖𝕤 𝕗𝕣𝕒𝕟𝕔̧𝕒𝕚𝕤 𝕖𝕟 𝟚𝟘𝟚𝟘 𝕤𝕦𝕚𝕧𝕖𝕟𝕥 𝕝𝕖 𝕔𝕠𝕟𝕤𝕖𝕚𝕝 𝕢𝕦𝕖 𝔾𝕖𝕠𝕣𝕘𝕖 𝕊𝕒𝕟𝕕 𝕕𝕠𝕟𝕟𝕒𝕚𝕥 𝕖𝕟 𝟙𝟠𝟝𝟛

Avec la Covid qui nous encourage à ne pas nous lancer dans de grands déplacements à l’étranger pour nos vacances estivales, chaque région a donc à cœur de faire valoir ses beautés naturelles et atouts pour attirer

👉 tant les vacanciers en mal de repos bien mérité  🏖

👉 que les touristes ayant envie de visiter et faire de belles découvertes

Les spots télévisuels en premier lieu nous vantent les trésors des régions françaises. Que ce soit un paysage de montagnes, une station balnéaire, ou un trésor du patrimoine, tous les richesses locales sont sujet à mettre en valeur les régions et les présenter comme le lieu idéal de nos vacances 2020.

Pourtant, on a régulièrement dénigré cette manifestation excessive de l’amour de sa région que l’on appelle chauvinisme voire même régionalisme.

👉 Dans son roman « les Maîtres Sonneurs », George Sand nous dit : « Tous les pays sont beaux, du moment qu’ils sont nôtres et il est bon que chacun fasse estime particulière de celui qui le nourrit ».

Alors, est-ce vraiment si indélicat d’être fier de son chez soi ? N’est-ce pas simplement profiter et apprécier à sa juste valeur ce que mère nature nous a offert ?

👀 Profitez-vous plus de votre région cette année que les autres étés ?

👀 Quel est le trésor que vous aimeriez nous présenter  ?

Je veux lire :

ℚ𝕦𝕒𝕟𝕕 𝕝’𝕒𝕔𝕥𝕦 𝕣𝕖𝕛𝕠𝕚𝕟𝕥 𝕝𝕒 #𝕝𝕚𝕥𝕥𝕖́𝕣𝕒𝕥𝕦𝕣𝕖 ! Episode 4 – RONSARD

𝕄𝕦𝕟𝕚𝕔𝕚𝕡𝕒𝕝𝕖𝕤 𝟚𝟘𝟚𝟘 : 𝔹𝕠𝕣𝕕𝕖𝕒𝕦𝕩, 𝕃𝕪𝕠𝕟, 𝕊𝕥𝕣𝕒𝕤𝕓𝕠𝕦𝕣𝕘 𝕤𝕠𝕟𝕥-𝕖𝕝𝕝𝕖𝕤 𝕝𝕖𝕤 𝕖𝕟𝕗𝕒𝕟𝕥𝕤 𝕕𝕖  ℝ𝕠𝕟𝕤𝕒𝕣𝕕 𝕖𝕥 𝕕𝕦 𝕏𝕍𝕀 𝕖̀𝕞𝕖 𝕤𝕚𝕖̀𝕔𝕝𝕖 ?

👉 En 1584, Ronsard, vers la fin de sa vie, assiste à la destruction d’une partie de la forêt de Gastine. Profondément touché, Il part alors en croisades verbales et se lance dans la défense du vert !

ℙ𝕝𝕦𝕥𝕠̂𝕥 𝕒𝕔𝕥𝕦𝕖𝕝 𝕟𝕠𝕟 ?? 

Dans son poème “Contre les bûcherons de la forêt de Gastine”, Ronsard multiplie les sentiments et les appels au secours. Véritable plaidoyer #écologiste, ce texte s’adresse tantôt au bûcheron, tantôt à la forêt elle-même, cherchant ainsi à sensibiliser les hommes à la destruction de la terre : “…massacrer ainsi leurs pères nourriciers”.

Sollicitude : “Ecoute bûcheron, arrête un peu le bras

Accusation : “Sacrilège meurtrier

Sentimentalisme : “Plus l’amoureux….ne dira plus l’ardeur de sa belle Jeannette

Mélancolie :”Adieux, vieille forêt…où premier…je devins amoureux

Fatalisme : “Que l’homme est malheureux qui au monde se fie”

👀 Peut-on dire aujourd’hui, que la défense de la nature et de la terre en général a été oubliée pendant les siècles d’industrialisation ?

👀 La voix des verts aura-t-elle aujourd’hui plus d’écho que celle du poète de l’époque ?

Je veux lire :

ℚ𝕦𝕒𝕟𝕕 𝕝’𝕒𝕔𝕥𝕦 𝕣𝕖𝕛𝕠𝕚𝕟𝕥 𝕝𝕒 #𝕝𝕚𝕥𝕥𝕖́𝕣𝕒𝕥𝕦𝕣𝕖 ! Episode 3 – VIAN

𝕄𝕠𝕣𝕥 𝕕𝕖 𝕁𝕠𝕙𝕟 𝔽𝕝𝕠𝕪𝕕 : 𝕒𝕦𝕛𝕠𝕦𝕣𝕕’𝕙𝕦𝕚 𝔹𝕠𝕣𝕚𝕤 𝕍𝕚𝕒𝕟 𝕡𝕠𝕦𝕣𝕣𝕒𝕚𝕥 𝕖́𝕕𝕚𝕥𝕖𝕣 « 𝕁’𝕚𝕣𝕒𝕚 𝕔𝕣𝕒𝕔𝕙𝕖𝕣 𝕤𝕦𝕣 𝕧𝕠𝕤 𝕥𝕠𝕞𝕓𝕖𝕤 » 𝕖𝕟 𝟚𝟘𝟚𝟘

L’émotion et les manifestations suite à la mort de John Floyd mettent en exergue que la conscience collective reste très sensible et sait se mobiliser face au sujet du racisme.

Juste après la seconde guerre mondiale et son antisémitisme, et aux premières années de l’Apartheid, Boris Vian défend la minorité « des gens de couleur » en écrivant « J’irai cracher sur vos tombes ». Il y dénonce la violence, le désir de vengeance et sa spirale sans fin (et ce, en la décrivant tant du côté des victimes que de celui des bourreaux)

👉 En effet, meurtri par le lynchage de son petit frère noir, Lee, « nègre blanc » accomplit sa vengeance en assassinant avec une extrême violence deux jeunes filles blanches de bonne famille après les avoir dupées et manipulées.

👉 Il finira arrêté par la police, blessé par balles et « ceux du village le pendirent tout de même parce que c’était un nègre ».

👀 A cette époque, de par sa brutalité, ses descriptions crues, taxées de pornographie, et son soutien aux afro-américains, l’Amérique interdit la publication de ce livre.

👀 Boris Vian allias « Vernon Sullivan » devra même dû user de subterfuges pour faire croire qu’il n’est pas l’auteur de ce livre mais seulement le traducteur.

🔊Aujourd’hui, la liberté de parole et d’expression a toute sa place dans la rue. Mais, on peut noter, à chaque drame suivi de manifestations, que les personnes les plus proches des victimes restent les moins violentes (marches blanches, temps de silence), les marques pacifistes ne manquent pas. Nous sommes loin des manifestations comme l’Amérique a pu connaitre suite à l’assassinat de Martin Luther King par exemple.

🔊A l’exception près, que dans ces cortèges, s’immiscent irrémédiablement des personnes venues juste pour exercer leur violence, les « casseurs », et qui réduisent à néant le message que les gens qui défilent veulent faire passer.

👉 Alors, en mai 2020, Boris pourrait librement et sans pseudonyme éditer son livre

👉 Mais à quand l’époque, où la violence sera réellement révolue dans toute manifestation prévue comme pacifiste afin que le message porté prenne toute son ampleur et uniquement celle-ci ?

(Je précise que les mots « nègre » et « nègre blanc » sont des citations et surtout pas mon propre vocabulaire 😉)

Je veux lire :

ℚ𝕦𝕒𝕟𝕕 𝕝’𝕒𝕔𝕥𝕦 𝕣𝕖𝕛𝕠𝕚𝕟𝕥 𝕝𝕒 #𝕝𝕚𝕥𝕥𝕖́𝕣𝕒𝕥𝕦𝕣𝕖  Episode 2 – SARTRE

M𝕒𝕚 𝟚𝟘𝟚𝟘 𝕖𝕟 𝔽𝕣𝕒𝕟𝕔𝕖 𝕠𝕦 𝕝𝕖 “ℍ𝕦𝕚𝕤 𝕔𝕝𝕠𝕤” 𝕕𝕖 J𝕖𝕒𝕟-ℙ𝕒𝕦𝕝  𝕊𝕒𝕣𝕥𝕣𝕖

👉 Dans sa célèbre réplique, Garcin, le personnage principal de “Huis clos” nous laisse comme message que…. “l’enfer, c’est les autres”.

👉 Mais, il est opportun de rappeler que sa complice Inès, déclare, quant à elle, “quand je suis toute seule, je m’éteins”.

ℙ𝕝𝕦𝕥𝕠̂𝕥 𝕡𝕒𝕣𝕒𝕕𝕠𝕩𝕒𝕝, 𝕟𝕠𝕟 ?

ℙ𝕒𝕣𝕒𝕕𝕠𝕩𝕒𝕝, 𝕠𝕦𝕚 𝕞𝕒𝕚𝕤 𝕤𝕦𝕣𝕥𝕠𝕦𝕥 𝕥𝕣𝕖̀𝕤 𝕒𝕔𝕥𝕦𝕖𝕝 !

Si Sartre prête ces pensées à ceux qui arrivent et comprennent qu’ils sont en enfer, notre époque semble conférer le même ressenti à celui qui se promène dans la rue en mai 2020.

Face à la peur de la covid19, l’être humain transfère cette angoisse sur l’autre et modifie son rapport à autrui de manière extrême.

👀 Alors que certains considèrent désormais autrui comme un danger, n’osent plus sortir et fuient la présence des autres, comme voudrait pouvoir le faire Garcin,

👀 D’autres, à l’instar d’Inès, poussés par leur besoin de rejoindre la foule et côtoyer du monde, font fi de toute mesure de sécurité.

👉 Alors, à votre avis, cette crise va-t-elle sensiblement et définitivement modifier notre rapport aux autres  ?

Je veux lire :

ℚ𝕦𝕒𝕟𝕕 𝕝’𝕒𝕔𝕥𝕦 𝕣𝕖𝕛𝕠𝕚𝕟𝕥 𝕝𝕒 𝕝𝕚𝕥𝕥𝕖́𝕣𝕒𝕥𝕦𝕣𝕖  Episode 1 – CAMUS

𝔼𝕥 𝕤𝕚 𝔸𝕝𝕓𝕖𝕣𝕥 ℂ𝕒𝕞𝕦𝕤 𝕔𝕠𝕞𝕞𝕖𝕟𝕥𝕒𝕚𝕥 𝕝𝕖 𝕕𝕖́𝕔𝕠𝕟𝕗𝕚𝕟𝕖𝕞𝕖𝕟𝕥 ?

👉A la fin de “𝕃𝕒 ℙ𝕖𝕤𝕥𝕖”, Camus fait l’inventaire des sentiments : De l’allégresse des uns, aux chuchotements intimistes des autres, en passant par le coup de folie de Cottard, il dépeint toutes les réactions dont l’être humain peut faire preuve suite à une période de peur et de confinement.

Plutôt actuel non ?

Il conclut en disant que le plus important pour l’homme est la « tendresse humaine » et que « la joie vient récompenser ceux qui se suffisent de l’homme et de son amour”.

Rieux, le narrateur, est finalement le seul à avoir pleinement conscience que ce n’est qu’une rémission et que le microbe est là, quelque part, que le mal ne disparaît jamais, prêt à resurgir à la première occasion… Allégorie du nazisme à son écriture,  ce roman reste cruellement d’actualité avec la  Covid19 !!

👀Alors, pensez-vous que nos réactions évoluent avec le temps ou bien sommes-nous toujours aujourd’hui des Cottard et autres personnages de Camus ?

👀Comment réagissez-vous à ce  déconfinement : plutôt prudent ou explosion de joie ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

2 commentaires sur “Chronique : quand l’actu rejoint la littérature (8 épisodes)”